« La science libre est la condition de notre compétitivité », balançait Emmanuel Macron le 5 mai dernier, accompagné des plus gros industriels européens, pour justifier son programme « Choose Europe for science » : 100 millions d’euros destinés à accueillir les « réfugiés scientifiques » américains. Dans deux articles livrés au site Sciences critiques, nous prétextons la séquence « Stand up for science » pour déconstruire les mythes accolés à la recherche publique – et qu’il s’agirait de sauver de « l’obscurantisme ».
Le premier relève les états de service des chercheurs lanceurs d’alerte, surtout ceux des français issus de la recherche militaro-civile, qu’elle soit atomique (Valérie Masson-Delmotte), spatiale (Oliver Berné) ou génétique (Alain Fischer). Secteurs stratégiques les plus subventionnés dont l’État et ses armées escomptent - TW : truisme - des gains de puissance (industrielle, militaire, géopolitique). Stand up for industry se lit ici.
Le second remonte l’histoire de la création en France de la recherche publique d’État depuis Louis Pasteur premier recteur de l’Université de Lille, Paul Painlevé, Jean Perrin et Irène Curie fondateurs de la recherche d’État et du CNRS, et Charles de Gaulle père des principaux instituts de recherche français (CEA, Inserm, Cnes, Ifremer, Iria). On suit jusqu’aux derniers mouvements de la corporation scientifique l’usage de ces mythes tels que la « liberté académique » et la « science libre », la recherche comme « bien commun », « activité désintéressée », « solution à tout » – et d’abord à ses propres calamités - pour justifier des crédits publics. Deux siècles de recherche sans merci à lire là.
Bonne lecture,
Renart