L’« éco-fascisme », menace qui sert aujourd’hui à vendre du papier, ne serait plus « l’organisation technocratique » de la nature et des hommes, ce mode de gouvernement autoritaire dénoncé par Bernard Charbonneau en 1980 dans Le Feu vert. Il serait désormais l’état d’esprit, « réac » sinon « pétainiste », de rétifs au progrès technologique défenseurs de la « nature », ce « concept » tout-à-fait « problématique ». La définition a littéralement été retournée. Voici l’Anglais Paul Kingsnorth expliquant comment « la croissance mystérieuse du nombre de ces éco-fascistes fantomatiques » sert le projet d’artificialisation.